La route

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La route
De Cormac McCarthy
Editions Points


Une lecture qui s’annonce quelque peu… étrange (la narration est spéciale) et j’ai un peu peur en lisant les commentaires de blogueuses l’ayant vu au cinéma (et qui ont alimentés mes cauchemars de cette nuit… Thanks Ori et Diglee).


Résumé:
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage?

« Comment saurait-on qu’on est le dernier homme sur Terre? »



Je ne sais pas par où commencer tellement ce livre m’a laissé sans voix. Et c’est peu de le dire! Hier soir quand je l’ai terminé, j’ai eu cette impression étrange que ce n’était pas fini, et que ce livre restera gravé pour quelque temps dans mon esprit.
Que dire d’un livre qui vous fait penser, au beau milieu de la rue,  » Et moi, je ferais quoi dans ce cas-là? ». Je me suis surprise à penser aux victimes de guerre, aux civils pendant la guerre, sans nourriture. Et je me suis mise dans la peau de ces deux protagonistes.
Comme Diglee le disait si bien, ce livre décrit exactement nos peurs primaires, primitives, pour moi comme pour tout Homme sur Terre. Les terribles terreurs enfantines refont surface dans ces combats contre l’obscurité, la nuit, celle où l’on ne voit absolument rien, où chaque bruit est perçu comme une éventuelle agression. Contre le Froid, mordant, tuant, glaçant. Le froid, encore et toujours malgré leurs tentatives de chaleur.
Et la peur plus diabolique, plus sournoise, mais qui taraude l’Humain depuis la nuit des Temps ( et là me reviennent en mémoire des cours de philo, jadis!); le cannibalisme. Car c’est là, notre peur la plus effroyable, celle de nous faire manger, et de surcroit par quelqu’un de notre espèce. Comme des êtres primaires, en somme.
Toutes ces peurs, réunit dans un même livre, a largement de quoi donner des frissons dans le dos. Et c’est le cas! Mais pourtant, impossible de lâcher ce livre (sauf dans les moments de grandes terreurs où j’ai du reprendre mon souffle), car il faut savoir ce qu’il arrive finalement aux deux personnages de l’histoire, pour ainsi essayer de répondre à la question existentielle  » Et s’il ne reste que l’Espoir? »

Concernant le style Cormac McCarthy, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre au début, avec beaucoup de répétitions du mot « et » ainsi que sa fâcheuse tendance à construire des phrases sans verbe (une sorte d’Ode, de poësie?) , mais passé les premiers temps, cela s’oublie. Par contre, il faut souligne ominiprésence du « Il » et du « Ils » dans le livre. Les personnages ne sont pas nommés surement pour une identification encore plus forte du lecteur aux protagonistes.
Un grand moment de littérature.

Pour ce qui est du film, je compte aller le voir, mais je cherche des volontaires, car il est bien sur impossible et inimaginable que j’y aille toute seule!

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