Réveils difficiles

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Je me demande où je trouve cette motivation à me lever. Certes, je me lève à la dernière minute. Le temps passé à me préparer est calculé de manière à pouvoir rester jusqu’à la dernière seconde possible. Les préparatifs inutiles sont bannis : pas de maquillage, vêtements préparés la veille… Pas une seconde de perdu je vous dis. Et par deux fois cette semaine, je me suis demandé pour quelle(s) raison(s) les gens se levaient tous les matins. Qu’est ce qui poussent les gens à continuer à vivre ? Qu’est ce qui me poussent, moi, à aller de l’avant ? Je me suis questionné un long moment… Pour le travail ? Ne me dites pas que les gens vivent pour travailler, je ne vous croirais pas. Je suis fatiguée de tout ce travail. Travail, travail, travail. Réveil, taf, dodo… En langage parisien : Métro, boulot, dodo. Ma vie.
L’amour ? L’amour pousse les gens à se lever ? Ou à rester couché avec son amoureux ? Se dire qu’on va peut-être tombé amoureux dans la journée. Que l’homme de notre vie sera au coin de la rue. Et se recoucher le soir, seul. En dépit de l’espoir. Cet espoir si tenace.
Alors quoi ? L’Amour, le travail ? Et quoi d’autres ?
Les enfants peut-être. Quand on a des enfants, cela doit être autre chose. Se lever pour eux, cela doit être indéfinissable. Je crois que quand on est maman, la vie est autre. Notre vie n’est plus, ou plus pareil. Mais je ne suis pas mère, ce n’est donc pas une raison valable pour moi et qui me ferai donc pas lever tous ces matins.
Les amis ? Ca, c’est une bonne raison, sauf quand ils sont tous partis loin de Paris L . Rigoler avec eux aujourd’hui ne va donc pas être facile. Oublions.
C’est la deuxième fois que je dis que je suis fatiguée. Et avec ce que je viens de dire, je vais finir en hôpital psy avec l’écriteau « Dépressive » accroché autour du cou.
Je me doute. Tout est tellement compliqué, ou alors je me complique vraiment tout. Mes certitudes d’il y a deux mois sont en train de vaciller peu à peu. Même si je ne le désire vraiment pas. Je rejoue à la fille faible. Prendre le plus facile, pour ne pas s’embêter, être heureuse deux jours, et re-pleurer le troisième. Ma technique facile de lâcheuse. Je suis forte à ce jeu.
Ou peut-être que tout se complique parce que j’ai besoin de vacances. De grandes et longues vacances. Et de soleil. Et d’un chéri, un vrai. Ou peut-être d’être seule, mais de l’accepter. Ouais, accepter d’être seule, l’assumer. C’est ça que je devrais faire. Et laisser faire le temps. Croire aussi que les gens m’apprécient, ne serais-ce qu’un petit peu. Et arrêter de croire le contraire. Croire un peu en moi, en moi seule. Pour une fois. Et c’est ça le plus difficile.

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  1. Je suis passée exactement par les mêmes phases il n’y a pas si longtemps. Je te rassure, tu ne finiras pas à l’asile, mais, effectivement, la phase est compliquée.
    Je sais que pour ma part je me suis plongée dans le boulot, j’ai tenté de diriger mieux ma vie (en fait je me suis mise au régime, mais en fait ce qu’il faut c’est se trouver quelque chose de régulier et d' »astreignant » mais motivant, à faire)… Ca n’a pas marché tout de suite. J’ai fini avec des calmants (les antidépresseurs étaient trop forts pour moi) Il y a eu des rechutes, il y en a encore de temps en temps, mais s’en sortir, c’est tout à fait possible !
    Je te souhaite tout le courage possible en tout cas !

  2. Que dire sinon « courage ».
    Rares sont ceux qui ne sont pas passés par ces hauts et ces bas. Accroche toi aux hauts, et fais de ton mieux pour éviter les bas.
    Facile à dire, moins à faire… je le sais.

    Tes amis, tu en as, hé bien, cette fois, c’est à eux de te montrer que même loin ce sont vraiment des amis. Parler, garder contact avec eux, même les jours de ras le bol je ne veux voir personne…
    Facile à dire, moins à faire… je le sais.

    Et se donner le temps de remonter… C’est pire quand en plus l’on culpabilise d’être si mal. Et pleurer si ça fait du bien, ne pas s’en priver, le soir, dans le lit, quand le cerveau peine à s’éteindre et t’entraine dans les territoires de pensées que tu aimerais ne pas fréquenter…
    Remonter et ne pas baisser les bras si on retombe. Car on retombe. Mais de moins en moins…

    Moi, je suis partie. Quitté le travail qui me détruisait. Passé un mois à pleurer en attendant de commencer un autre contrat, bouée de sauvetage proposée par une amie au loin. Partir, changer, faire autre chose pour s’occuper la tête, avec des gens bien autour de soi. Partie depuis 6 mois après un an d’enfer. Partie et revenue dans un endroit où j’ai des amis.
    Et me voilà, aujourd’hui. Pas eu besoin de médocs, juste des gens qui étaient là. Plus de pleurs depuis trois mois. Pas encore le vrai bonheur, mais beaucoup mieux.

    Je te le souhaite ce regain…

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