Un petit peu de moi (2)

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Et voilà, je vous livre encore un petit peu de moi… C’est jamais très gai, pourtant je vous assure que je suis une fille qui a la banane! Juste qu’écrire me procure beaucoup de bien, et que cela m’allège un peu du poids de certains évènements. A quand le blog-journal intime? lol

(Blouse)

J’écris parce que vous êtes le premier d’une longue série. Il fallait bien que je m’y attende, mais pourtant je ne m’y fais absolument pas. Tout cela était si brutal. Si intense Si déstabilisant. Je vous revois, depuis votre arrivée jusqu’à hier. Le jour fatidique.
Je revois tout, je revois les examens, je revois les gestes, les plaintes, je revois la sonnette. Je revois surtout votre visage, qui m’a hanté toute la nuit à chaque prémisse de mon sommeil. Je ressens à chaque fois le même stress, la même peur. Car il s’agit bien là de la peur, la vrai, celle qui prend aux tripes et qui me fait encore tressaillir.
Je voudrais écrire un texte poétique, car ce serait tellement plus joli. Mais peut-on faire de ce moment un moment agréable ? Parfois, cela soulage, bien sur, mais hier ce n’était pas le cas. Vous êtes parti sans dire au revoir. A personne. Pas même à votre famille. Ce moment fut terrible.
Mais je ne veux pas m’habituer, jamais.
Je n’ai pas pleurer. J’aurais voulu crier. Mais je n’ai rien fait. J’en ai parlé à des personnes qui sûrement n’ont pas pu comprendre. Forcément. Car celui qui n’a pas vécu ne peut pas savoir.
Je n’aurais jamais voulu savoir.
Pendant quelques minutes, je me suis demandé ce que je faisais là, en blouse, à penser que cela m’arrivera encore. Serais-je assez forte ?
Et j’ai voulu hurler : « Ce n’est pas juste, je travaille pour soigner, je ne travaille pas pour que ce genre de chose arrive… » . J’ai voulu hurler, contre le médecin et mes vieux réflexes de secouristes ont pris le dessus… Mais Merde… Allez, je le masse… Allez on se bouge… Allez Merde…. Nooooon… Je ne peux pas…
Et pourtant, je ne décide pas, je ne décide de rien… C’était le moment point. Je n’ai pas mon mot à dire.

A Mr G.

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  1. Je ne sais quoi dire, je suis sure que les gens à qui tu en as parlé ont compris ta détresse et ton désarroi. Même sans être en blouse blanche, beaucoup de monde ont été confronté à la mort soudaine et se pose touours la même question qu’est ce qu’on aurait pu faire et malheureusement rien l’heure c’est l’heure et l’on y peut rien. Beaucoup de personnes dans le monde médical ne veulent pas s’habituer à cela, je n’ai pas d’avis sur ça car je n’en fais pas partie mais bon ocurage et je te rassure cela n’arrive pas tous les jours.
    Bon courage et très bonne journée.

  2. Tu va devoir faire face à ce genre de choses bon nombre de fois malheureusement. Je n’ose imaginais comment on se sent dans un moment pareil, je ne peux que te souhaiter d’aller de l’avant et que ça n’arrive pas tous les jours comme dis toinette.
    Bise et a bientot

  3. salut, j’ai été faire un tour sur ton ancien blog, parce que je faisais des recherches sur l’IFSI Saint Antoine parce que j’ai appris ce matin que j’allais y être affectée à la rentrée prochaine.
    Je viens de Bretagne et cela me fait un peu peur alors je voulais savoir si tu peux me donner des conseils ?
    En attente d’une réponse…
    Bye

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