Kiffe kiffe demain

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Kiffe kiffe demain
De Faïza Guène
Le livre de poche

Présentation de l’éditeur
Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan, depuis que son père est parti un matin pour trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s’appelle le mektoub, le destin :  » Ça veut dire que, quoi que tu fasses, tu te feras couiller.  » Alors autant ne pas trop penser à l’avenir et profiter du présent avec ceux qui l’aiment ou font semblant. Sa mère d’abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité, qui l’a connue alors qu’elle était  » haute comme une barrette de shit « . Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des porte-jarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle, toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul, qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l’épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Kife kife demain est d’abord une voix, celle d’une enfant des quartiers. Un roman plein de sève, d’humour et de vie.

C’est un livre qui se lit très vite, qui est assez divertissant. A travers Doria, la narratrice, on voit la vie dans un quartier de la banlieue parisienne. Ce n’est surement pas de la grande littérature, et l’écriture prète à sourire car c’est écrit en langage de « d’jeun’s », sans pour autant être incompréhensible, et ça a au moins l’atout d’être original!
Je ne m’arrête sans doute pas assez sur les problèmes qu’elle cite dans son livre: l’illettrisme, son père retourné au « bled », les conditions de travail de sa mère, la religion. Mais je pense que ce n’est pas le souhait de l’auteur. (dommage…!)
C’est drôle, parfois touchant, mais sans plus. Presque médiocre.

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  1. A cette vitesse tu vas vite vider ta PAL. Sinon ton résumé ne me donne pas envie de le lire mais c’est parce que je suis « vieille », 2 fois 20 alors!!!!!
    Bonnes lectures

  2. Je ne suis pas d’accord. Je pense que l’écriture (bourrée d’humour au passage) est parfois volontairement argotique pour faire passer l’esprit particulier d’un lieu ou d’une situation. Rappelle-toi Zazie dans le métro. Et ici ça fonctionne bien.
    Quand aux problèmes qu’elle cite dans son livre, je pense qu’au contraire l’aspect insouciant et banlieusard contribue à le révéler et à y attirer l’attention. Et que c’est justement sa volonté de les exposer avec retenue, sans les dramatiser mais sans les taire. J’ai même été émue aux larmes de certaines de ses aventures.
    Bref, ce n’est pas de la grande littérature, on est d’accord. Mais je trouve que c’est plutôt réussi pour un premier roman. Pas abouti, certes. Mais de bons élans.

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