L’élégance du hérisson

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L’élégance du hérisson
De Muriel Barbery
Editions Gallimard
Lettre B de mon challenge ABC 2008

Appréciations à chaud. Je viens de terminer ce livre il y a à peine cinq minutes ; je suis encore sous les émotions que chaque fin provoque en moi.
Bref.
J’ai bien aimé ce livre, autant le dire tout de suite. Cela faisait longtemps que je voulais le lire. Les cinquante premières pages ont été par contre difficiles. Je me suis sentie inculte (sentiment de dévalorisation, pourquoi es-tu toujours là ?). L’écriture est belle, mais trop enjolivée, l’auteur use de mots inconnus pour de simples mortels comme nous à chaque page, je me suis sentie ridicule de ne pas avoir lu « L’idéologie allemande » ou de ne pas connaître la thèse Kant et d’ignorer l’existence de la phénoménologie (qu’est-ce que c’est au juste ?)L’histoire est belle, malgré tout, partagée entre Paloma et ses « Pensées Profondes » et Renée, la concierge qui lit Kant cachée dans sa loge, et sait voir la beauté des choses.

Le cap des cinquante pages passé, l’histoire m’a vraiment attirée même si, parfois, je me laissais le droit de sauter quelques passages de philosophie. C’est dommage car en général, j’aime bien la philo, mais cet étalage d’intelligence, de grammaire, de vocabulaire laisse un arrière goût amer, qui ternit légèrement l’histoire. Je pensais parfois que l’auteur a voulu montrer sa culture littéraire, artistique, philosophique… (Est-elle prof de philo ??)

Présence malgré tout de quelques beaux passages, quelques belles phrases et la beauté qui surgit entre deux thèses philosophiques.
Un beau livre, mais je suis un peu déçue, c’est le moins que l’on puisse dire.

Note : 7,5/10

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  1. J’ai marqué ce que j’en pensai sur le commentaire du challenge 2008 et je confirme c’est trop compliqué pour moi et donc je ne le lirai pas.

  2. Je viens de le finir également et je partage ton avis. C’est un livre plaisant mais certainement pas une révélation (dans mon cas).
    Le style est lourd parfois et en ce qui concerne les passages ‘philosophiques’, il me semble que par moments ils n’apportent rien.

  3. j’ai aussi rédigé un post sur ce livre très mitigé et en décalage avec la quasi unanimité des critiques.
    au passage, serais tu la mélusine qui est passée sur mon blog sans laissser son adresse?

  4. Effectivement, Muriel Barbery s’écoute un peu trop parler. Mais c’est un assez beau livre par ailleurs. Enfin c’est mon humble avis 🙂

  5. Effectivement, Barbery est professseur de philosophe et elle aime un peu trop le montrer; elle aurait mieux fait de rédiger son roman d’une part et ,si elle en éprouve l’envie, d’écrire un livre de philo pur plutôt que de nous bassiner de bribes de philosophie…

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